‹ Œuvres facéticusesChapitre 74 sur 239 · De choir · texte numérisé non relu

De choir

2. On appelait briffaut, un grand mangeur; brifer viendrait du bas-breton brifa.

no Propos rustiques

d'elle. Là, ma cousine, si j'ay bu à ma commère^ ma commère a bu à moy : là, vous n'en mourrez pas pour un coup à la Bretesque ». Je ne m'en iraj pas de céans avec la soif. Compère Anselme (dist maistre Huguet) je vous prie, soyez btrf, et le faire court; car je veux (avant que la nuit soit plus avancée) vous dire quelque cas d'assez bon goust, le tout pour entretenir le propos de celle antic^ue preudhommie. Par mon serment (dit Pasquier) je dirois bien de Perrot davantage, le tout bien à propos. Mais, à raison de la nuit qui approche, et que nous en avons dit de vertes et de meures, je suis prest de quitter le jeu, vous laissant le temps qu'avois délibéré employer au demeurant de mon propos à vostre dernier conte. Alors Lubin vouloit se lever, disant qu'il estoit las, et qu'à peine pourroit s'en aller, qu'il ne fust longuement attendu de sa femme, au moyen de quoy envoya quérir sa jument noire, et demeura encores pour ouyr maistre Huguet, qui commença [disant] :

De Gobemousche.

Gobemousche (compagnons et amis) (aj comme vous l'avez congnu, estoit un terrible Senault 2 et bon Vilain, et payoit voluntiers pinte

a. Var. : mes compagnons et amys,

Page 1