‹ Œuvres facéticusesChapitre 77 sur 239 · I . Le double valait deux deniers tournois · texte numérisé non relu

I . Le double valait deux deniers tournois

ET PACECIEUX. )1J

lime. Lequel, hastant ses pas, commença ir comme le viateur qui, estant à la pluye Jeu d'une plaine, voyant au bout un large :, possible creux, ne cesse de courir (le lu bridé, le baston par continuelle motion à branlant) jusc^ues à ce qu'il ajt atteint

prétendu. Aussi Guillaume ne cessa jusi ce qu'il fut rendu, hors d'haleine, et la largue de demy pied ; et arrivé, trouva ère Gobemousche emmanchant une faulequel, en sursaut, dît : C'est toi donc, ume ? Et de la chère ' ? Tousjours plus sain ige (respondit notre ferial Guillaume). Peu

il salua mignonnement tous ceux du vilmesmes Tugal le Court, qui, luy ayant fait lausses deux ans -devant, lui avoit attaché vette derrière, en sorte qu'il le hayoit (a) llement : pourquoy j'eusse pensé qu'il ne daigné saluer, maïs si feit. Depuis fut (à sion " de sa mère) interrogé par dam Syl- ■ Sortes, et fut trouvé bon Grammarien f et bon petit Sophiste. Au moyen de quoy s conclusions à tous venans, sous l'If de roisse; et pource qu'il parloit haut, fut

mesmes par sa mère et sa cousine, les mis tous sur le cul, et rendu quinauds; lent qu'on parloit de lui jusquesàBecherel, L bien grand avantage. Il est temps (dist i, foire fin à noz propos [pour ce jour]. De irt, je m'en vais retirer, prenant congé de

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vos bonnes grâces, jusques à une autre fois, vous remerciant de votre bonne compagnie. Quoy voyant, tout le reste se retira, chacun à sa chacune (à), remettant le surplus à la prochaine feste, et montèrent sur leurs jumens, qu'on leur avoit amenées. Mais avant que partir, maistre Huguet, jà à cheval, se tourna vers les jeunes, qui commençoient à s'en aller, et leur dit [après avoir raccoustré son vieux brodequin]: Enfants! tant que preudhomme a vie, il ne se doit esmayer « . Au moyen dequoy servez à Dieu et le cramgnez, et ne vous souciez au reste; car c'est peu de cas que biens et telz points de fortunes, auxquelznous nous confions. Faites donc grand' chère, mes petits Enfans, riez, jazez, voltigez, gaudissez, beuvez d'autant, entretenez les Dames, triomphez, pennadez 2, ballez, gambadez, poussez les dets, virez la carte, faites les tours, [fifres sonnez, frappez tambours], faites le pied de veau ; long ce revers, roide cette taillade, fort cette pointe, haut le verre, mettez où il faut ; entrez d'une estocade {b) avec trois pas en arrière, et ne vous souciez que d'escrire toutesfois si vous advisez. Mais rien, ne laissez pas d'aller, et faites ce que je vous ay dit, et vous vous en trouverez bien : allez, mes enfants, que Dieu vous convoyé 5. Adieu donc, puis que boire ne voulez. Je me recommande à vous. Et moy à

a. Van : A sa chacunière.

b. Var. : Pointe.

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