‹ Œuvres facéticusesChapitre 82 sur 239 · Par le sang Dieu ! juron de Charles IX · texte numérisé non relu

Par le sang Dieu ! juron de Charles IX

$. Je ne sçay, par sainte Marande,

Que c'est-à-dire cela.

Farce du badin qui se loue. Ancien théâtre françaiê.

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Monsieur, tout ce que vous voudrez : je suis de tous bons accords : baillez moy seulement la partie. Parlons des bons tours, et souveraines sciences, que nous apprenions estudians en la diversité ' de Sirap. N'est ce p2^s bien dit, Fiacre ? Trop bien, respondit il, par le saint de nostre paroisse, et mieux rencontré que nostre vicaire quand il prosne, qu'en despit de l'yvrongne : alors qu'il nous deust dire les festes de toute la semaine, feignant tanser les petits enfans qui ragent, et crient, s'amuse à regarder

mesmes.

est ce

ne prens

point de l'aulruy pour ton propre (respond le notable Thibaud) : On sait bien que ta sœur estime plus son ombre que celle des saulsayes 3 de Tours. C'est trop s'esgarer de nostre voye (éist son cousin) rentrons d'où nous sommes sortis. Il me souvient bien avoir autresfois oïly dire à mon oncle dam Huguet, que, du tems de ses terminances 4 il fut amoureux de son hostesse, et se fourra si avant en l'amour, qu'il laissa Dialectique, Logique, Physique, et toutes telles resveries à tous les diables, pour mieux

1 . Encore une plaisanterie bien digne de Rabelais : la diversité de Sirap pour V Université de Paris.

2. Pour les cartomanciens, le coeur est un signe heureux comme le pique un signe malhçureux; rentrée de cœurs est un coup favorable, rentrée de piaues noires défavorable, aussi cette dernière expression désigne-t-elle un trouble apporté dans la conversation de deujjc interlocuteurs par une nouvelle idée ou un nouveau venu.'

^. De saulXf saulsaie, comme de saule, saulaie, 4. Dernières thèses.

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obtempérer à ses passions et entretenir ses fantasies. Si bien aue de Sophiste, et fol Logicien, il devint l'un des plus sots amants du monde, venant du premier coup parler à sa grande Perrine, luy disant : Helas, principale et seule régence dfe mes entrailles ! Que n'ay je le moyen de vous en faire l'anatomie sans mort ! Vous verriez comme mon cœur s'eschaufFe, le foye fume, mon poulmon rostist, et Tespine me brusle si ardemment, que j'en ay la rate (a) gatee, et tant que je suis perdu, s'il ne vous plaist me retrouver [b). Mon Dieu ! q^ue de peines a ' celuy qui commence à aymer ! il n'en peult menger sa soupe, sans engresser sa jaquette.

Ha, Amour ! quand je pense en vostre assiette, je conclu qu'il y fault entrer par Nature, et pousser en B dur : car le mol n y vaut rien *. C'est à propos de la musique, durant qu'il y apprenoit. J'ay encore bonne mémoire, qu'à la fifi de telz bragueux 3 deviz mon oncle fut refusé. A raison dequoy se mit à contrepointer une chanson, que j'ay quasi oubliée. Tout beau, tout beau, Thibaud Monsieur, refermez vostre

a. Var. : La teste — la vie. Des Periers.

b, Var. : Dont jejuis perdu, s'il ne vous plaist me consoler, Id,

1. Je rétablis a au lieu d'<j que M. L. Lacour, comme M. Guichard, am|^ d'après l'éd. de i$48. Ce n'est pas que la phrase soit incompréhensible sans cela ; mais il ne faut pas abuser de l'archaïsme quand on peut faire autrement. Je suis l'éd. de 1549.

2. Nous disons maintenant bécarre^ bémol, ce qui rend l'allusion moins claire.

). Comme braguard, pimpant, joyeux.

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bouche; j'ai advisé le coin du mémorial où je l'avois enfermée en mon cerveau, pour la garder plus seurement. Elle estoit telle :

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