Joie
2. On ne voit pas ce que viennent faire là ces nouveaux titres de chansons.
3. Ce dernier membre de phrase n'existe pas dans l'édition de 1 549.
4. L'édition de 1549 passe immédiatement après ces mots à : persévérans en votre folie. Tout ce qui suit ne sert qu'à accentuer mieux la pensée d'après les procédés rabelaisiens.
ET FACECIEUX. $}
vostre grand'folie, à fin qu'on cognoisse ' vostre constance asseuree et maintien non variable. Ce pendant il survient quelcun plus rebrassé 2 que vous, qui vous ruse 5 autant loing que vous estiez près, et lors est un duo à quatre diableries (a) : car en despit de vous il fault faire la court à ce nouveau survenu, pour luy tirer les vers du nez, et là cautement 4 dissimuler, et faire bonne pipee s ; lui affirmer que du tout vous6 estes retiré d'elle, et que trop longuement y avez perdu et le temps, et voz pas, et qu'elle ne mérite qu'un homme de bien entreprenne rien pour elle, veu que à tous fait un mesme visage, sans recompenser celuy qui a desservi i délaissant la vertu, pour suyvre la badinerie de Floquet le jeune. Et en tous ces beaux mots le cœur ne parle point : car vous faisant, un jour après, une œillade, un souzriz de travers, un
a. Var. : Est une vraye diablerie à quatre personnages, leçon bien préférable à celle qui a prévalu.
i. L'édition de 1549 met ici de, formule qui était bien de la magistrature, à laquelle appartenait du Fail.
2. Rebrassé veut dire au propre replié. Au figuré Rabelais a dit : entendement à double rebras. Ici rebrassé signifie donc habile, rusé.
3. Les diverses éditions mettent : ruse. Nous préférerions rue. Le sens est évidemment : qui vous repousse, vous rejette (ruer a ce sens que n'a pas ruser) aussi loin que
4. Adroitement. Cautus a fourni les mots caut, cautelle, cautement, cauteleux. Cautèle et cauteleux sont restés dans la langue, v. Littré, Dict. historique de la langue française.