Egoïstes
2. Bohémiens voyageurs. « Lors je quiltay mes gueux, et allay trouver un capitaine d'égyptiens... qui avait une belle troupe d'égyptiens ou boësmiens. » La Vie généreuse
ET FACECIEUX. $
uns devant les autres, sans faire les estranges1, avec excuses. Par ce moyen estoient pour lors incognuës Noblesse, Paisanterie, Liberté, Servitude et autres de semblable farine invasions de droit naturel. Mais en ceste paisible et humble façon de vivre, non gueres demeurèrent : à raison, que, eux en plus grand nombre percreuz et augmentez, commencèrent espèces de quereles sourdre entre eux comme jamais ne demeurons long temps fermes ny constans ennostre heur. Par ce que possible Marion rioit plus voluntiers (a) à Robin qu'à Gautier, dont commença la manière de se battre pour la vessaille2, coustume qui a tousjours duré. Ou que l'un avoit meilleure peau que F autre, et parce qu'il estoit plus ancien, lui devait appartenir : ou par avanture l'un avoit mangé le gland tandis qu'un autre l'esbransloitî, choses qui les provoquaient tellement à guerre et dissention, que ordinairement se combattaient à beaux coups de poing, de basions, de pierre, s'entretraisnoient par les cheveux à escorche-cul a, c'estoit pitié : car d'autres façons de se
a. Var. : Voulentiers.
des Mercelots, Gueuz et Boesmiens. Lyon, 1 5 96, reproduit dans le viue volume des Variétés historiques et littéraires.