ACTE I, SCÈNE IX
jouir des plaisirs de la capitale : on a l'air de se reposer; et l'on s'est toujours diverti.
LA MARQUISE
Hë bien , tu connais la comtesse d'Orville; j'ai arrêté ton mariage avec elle. ( Le marquis rêv». ) Elle se charge de t'a voir une compagnie de dragons dès aujourd'hui , et la promesse d'un régiment aussitôt que tu auras Tâge. Voilà nos conditions ; j'ai répondu de ton aveu.
D URVAL.
Ah ! quelle mère vous avez , monsieur le marquis !
LA MAR QU I SE
A quoi pensez vous donc , mon fils ?
A tout ce que je vous dois , ma mère ; chaque événement heureux qui m'arrive est toujours un bienfait de vous. J'aurais désiré ne pas me marier encore. . . .
LA MARQUISE
Mon ami , c'est à ce mariage que tu devras ta fortune : le mérite n'est rien sans protection. D'ailleurs , ma parole est donnée , tout est arrangé , et j'ai déjà commandé tes liabits de noces.