‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 29 sur 110 · LA COMTESSE, DUR VAL · texte numérisé non relu

LA COMTESSE, DUR VAL

LA COMTESSE

Wu'est-ce donc, monsieur Durval , que cet homme de loi qui vient de demander la marquise et son fils? Aurait-elle un procès?

DUBVAL.

Non , madame ; c*est une discussion fort peu intéressante , une affaire de rien : soyez sûre que madame la marquise n'est occupée dans ce moment que du bonheur de vous avoir pour sa fille.

LA COMTESSE

J'espère que ce mariage fera ma félicita. Cependant je suis bien mécontente du marquis : lui que j'ai toujours vu d'une gaieté charmante , il est d'un sérieux qui me glace ; il a l'air de m'éponser malgré lui. Je vous assure que , sans mon extrême amitié pour sa mère , je retirerais ma parole.

D U RVAL.

Il faut pardonner à son âge une timidiîé que vous pre.iez pour de la froideur. Son respect pour vous gêne ses sentlmens ; il n'ose pas encore vous dire qu'il vous aime , et il est distrait par le plaisir de le penser.

LA COMTESSE

J'ai bien peur , monsieur Durval , que vous n'ayez besoin de tout votre esprit pour le défendre.

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