‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 30 sur 110 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

ma mëre avait un procës d'où dépendait toute sa fortune : il vient d'être jugé j et nous l'avons perdu.

DURVAL.

Ah, ciel!

LA COMTESSE

Comment ! toute votre fortune ?

LE MARQUIS

Il ne nous reste rien au monde que des dettes.

LA MARQUISE

Le malheur n'est pas si grand qu'il vous le dit. Si vous êtes assez notre amie pour nous obtenir l'appui de votre famille , il est impossible ....

LA COMTESSE

Vous ne doutez sûrement pas , madime , du vif intérêt que vou* m'inspirez ; mais un procès n'est pas une affaire de faveur ; personne n'est assez puissant pour en imposer aux lois. D'ailleurs , à mon âge et dans ma position , je ne peux guère solliciter pour monsieur le marquis ; on interpréterai': mal

5o jeannot et colin.

LA MARQUISE

L'amitié et les engagemens qui nous lient sont des titres plus que suffisans.

LA COMTE SSE

Je voudrais de tout mon cœur vous être utile ; mais nos engagemens sont au moins reculés. Je ne me plaindrai point du myslëre que vous m'avez fait. Je vois avec douleur que je ne peux vous être bonne à rien , et que d^ns un moment aussi cruel vous avez besom de solitude.

(Elle lui fait une grande révërence , et sort.)

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