SCÈNE V. l
ilaù bientôt son ardeur plus vire Le ramène ; il prend un Laiier :
Aussitôt la fleur expirante Se fane et perd tous ses appas.
Beau papillon , ne te plains pas ; Toi seul fis mourir ton amante.
(Pendant que Zélie chante, Alamir se lève doucement au commencement de chaque couplet , et se rassied au refrain. )
ALAMIR
J'entends bien la leçon ; mais je crois , mon amie ,
Qae noas avons fort mal interprété L'oracle qae ma mère a tantôt rapporté.
« Un seul baiser pris à Zéiie
« Suffit poar faire lenr malhenr. > J'explique mieux que toi , dans le fond de mon eœar.
Cet oracle qne je déteste.
Un baiser pris à toi noas serait bien funeste ; Mais si tu le donnais , il porterait bonheur.
( Il s'approche. ) Z £ L l£ , s'éloîgnant.
K^OD , non, ce n'est pas là ce que nous dit Birène ; Hoi je l'entends toat autrement.
ALAAIIR.
3a vendrais que du moins la fée eût pris la peine Be s'expliquer plus clainment.
lî s'approche.^