‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 79 sur 110 · SCÈNE V. I4t · texte numérisé non relu

SCÈNE V. I4t

Et toa|onrs pniser dans tes yeax £t mon bonhear et ma tendresse, C'est le plas cher, c'est le senl de mes vœax ; Et ta voadrais me l'interdire. . . .

Donne-moi platôt le trépas.

( Il se met à ses genoux. ) ZÉLIE.

Mon ami , ta Tois bien qne ta n'es plas là-bas.

AL AMI R

Laisse-moi t* adorer , partage mon délire. Eh! n'ai-je pas reçu ta foi?

Ta m'appartiens , je sois à toi.

J'ai tant de plaisir à te dire, Ta m'appartiens, je sois à toi!

Deax amans , ma chère Zélie, Qai ne sacraient rien qae cela.

Auraient assez de ces mots-là Pour se parler tonte la vie.

ZÈLXE.

Alamir. . . .

ALAMIR

Hé bien ?

ZÉLIM.

Quitlons-nons.

ALAMIR

Qaoi ! tu voadrais ôter à mon ame éperdue

Le seul plaisir permis , le bonheur de ta vue I

Eh ! que crains-ta ? je sais tremblant à t«s genoav.

I42 LE BAISER

ZÉtlE , datu la dernier trouble , se penche sur Alamir j leurs visages sont tout près de se toucher

Je crains ce langage si doux Qui se fait foajours trop entendre; Ton air soumis , ta voix si tendre, Tonl avec toi m'inspire la frayeur.

Je n'ose respirer l'air que ta bouche eoflammc ; Il porterait jusqu'à mon ame Tout le feu qui brûle ton cœur.

A I. A M I R , transporté.

Ah! ma Zélie. . . .

(Il l'embiasse : le tonnerre gronde , la nuit douvre le théâtre , et Fbanor paraît.)

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