‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 95 sur 110 · LA F · texte numérisé non relu

LA F

Elle m'était bien chère , Et je plenro ebcor son trépas.

( Elle s'assied. ) Venez donc m'embrasser. Je vous trouve embellies ;

Tant m'.enx, j'aime à vous voir jolies : L'amitié fait jouir des biens que Ton n'a pas. Ne songez qu'à m' aimer ; moi , par ma vigilance , Je saurai du malheur détourner les effets. Jfous aurons deux emplois : vous , la reconnaissance ; Et moi , le doux soin des bienfaits.

AIR

LE seul plaiiiir de mon âge , C'est de rendre heiueux mes enfans;

Leur bonheur me dédommage De la perte de mes beaux ans.

Le temps à mon cœur n'ôte rien ,

Je le sent à ma tendresse ; Je crois retrouver ma jeunesse Lorsque je peiu faire du Hen.

l66 BLANCHE ET VERMEILLE.

VERMEILLE

A cet tinique emploi voas sert votre paissance ; Aimez-nous toajoars bien , pour toujours rajeunir. LA FSB.

Mes filles, je n'ai pas cessé de vous chérir.

Lorsque j'élevai votre enfance , Je vous donnai d'abord des vertus , de l'esprit ,

Présent plus cher que l'opulence , Mais qui ne suffit pas ; car l'esprit sans prudence Au-delà du vrai but trop souvent nous conduit. Enfin , voici l'instant d'assurer pour la vie Et l'état et le sort que votre cœur envie ; Ne m'interrompez point , je viens vous en parler.... Je bavarde un peu trop , je le sens bien moi-même !

Mais je suis vieille et je vous aime ; Et voilà deua raisons pour beaucoup babiller.

BLANCHE

Comptez sur le respect....

VERMEI LLË.

Comptez sur la tendresse Qui grave toujours là votre moindre leçon.

LA FÉE

( Elle voit Lubin. ) Noos sommes en famille.... Eh ! quel est ce garçon ? Dis-moi.

VERMEILLE

Si VOUS savez tout ce qui m'intéresse ,

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