ACTE I, SCÈNE y I
Voos devez sûrement yods douter qa*il sera Bieolôt de la faioille.
£ U B I N , salauit la fée.
Et qa'il Tons aimera , Si TOQS le permettez , madame.
LA FÉE
J'j consens de tonte mon ame.
Ecoulez-moi : mon art n'est pas bien grand;
Ta le vois , ma chère Vermeille , Mon âge en est an sûr garant :
Car , vons n'en dontf z pas , quand une femme est vieille
Elle n'a pn faire antrement.
J'aarai le pouvoir cependant D'accomplir le soofaait le pins cher à votre ame.
Voyez qnel désir vons enfiâme :
Demandez , et soyez sûres de l'obtenir.
Allons, c'est à vous de choisir ;
Votre attente sera remplie :
Mais prenez garde à ce sonfaait ;
Les biens on les maaz de la vie Viennent presque toujours du mauvais choix qu'on fait,
t U B I »■ , bas à Vermeille.
Que vas-tn demander ? mon cœur est dans la peine.
VE RMEILLE.
Va , je ne suis pas incertaine .
l68 BLANCHE^ ET VERMEIILBi QUATUOR.
VBRMBILLE.
LE bonheur que Vermeille envie.
C'est d'être épouse de Lubin, D'avoir une maison jolie , Un troupeau, des prés, uu jardin.
VERMEILLE ET LUBIN
Nous y passerons notre vie A nous aimer , à vous bénir ; Voilà le bonheur tjiie j'envie , Voilà notre unique dcsir.
LA FÉE
Ma fille , je suis attendrie ; De bon cœur j'exauce tes vœux :
Dès ce soir vous «erex heureux.
VERMEILLE ET LUBIN
Dès ce soir nous serons heureux.
Et nous le serons pour la vie :
Dès ce soir nous serons heureux !
LA F^E
Blanche , c'est à toi de m'instruire De ce qu'il faut pour ton bonheur.
B LANCHB.
Hélas ! je n'ose pas vous dire Le désir ^u'a formé mon cœur.