‹ ŒuvresChapitre 53 sur 128 · LIVRE iV · texte numérisé non relu

LIVRE iV

Tu me demandais ton boiilicur.

Et c'était moi que tu rendais heureuse.

L'amitié suffisait pour embellir ma vie,

Et l'amour seul aurait fait monbonlieur, J'obtiens tout; je possède une amante chérie : Et mon ami devient mon bienfaiteur.

Hélas I comment pourrais-je dire Les sentimens que j'éprouve en ce jour ? Heureux par l'amitié, couronné par l'amour, Mon pauvre cœur n'y peut suffire.

Il était temps de se retirer. Blanche, Nisida et Tëolinde restèrent chez Galatée; Timbrio, Fabian et Elicio allèrent coucher dans la maison de Salvador. Le lendemain, avant Taiirore, les quatre amans frappaient à la porte de Mœris ; Timbrio et Fabian portaient déjà la panetière et la houlette. Tous les liabitans, instruits dés la veille, avaient préparé pendant la nuit des fêtes plus belles que celles de Daranio. On attendit quelque temps, parce que le bon INÏœris dormait encore; mais il parut bientôt, suivi de sa fille, de Téolinde, et des deux sœiu'S habillées en bereères. Le bon Érastre donna la main à Galatée, et la conduisit au temple, au milieu des acclamations. Salvador unit les quatre amans, et le ciel bénit leurs mariages. Tous leurs projets s'exécutèrent ; ils furent heureux, vécurent

ISO GALATÉE.

long-temps, et s aimèrent toujours. Leur mémoire est encore honorée dans le beau pays qu'ils habitaient.

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