‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 2 sur 95 · H DISCOURS DE M. BARRES · texte numérisé non relu

H DISCOURS DE M. BARRES

sa vie. Je ne dois célébrer ici que le rare travail qu'il a consacré à notre province. Sa thèse sur \ Ancien ré (finie en Lormine et Bar rois, que la clairvoyance de M. Taine avait distinguée, est une œuvre maîtresse. Personne mieux que Tabbé Mathieu n'a rendu la physionomie de notre Lorraine telle que l'avaient faite les donations, les guerres et les traités de dix siècles : ces enclaves bizarres, ces frontières enchevêtrées, ces législations variées, enfin tout ce détail confus, mouvant et déconcertant qui correspondait alors à la marqueterie vivante de notre sol.

Celte extraordinaire lucidité ne vient pas seulement de la rare intelligence de l'auteur ; il faut y voir l'effet d'un profond sentiment local, d'une ferveur lorraine.

Avec quelle éloquence mélancohque, après avoir raconté le départ de la veuve de Léopold pour Commercy, au lendemain du jour où nos ducs échangeaient leur duché contre la Toscane, il conclut : (( La Lorraine était bien morte, car Stanislas n'eut du souverain que le titre, le manteau et hi couronne, n

Kh bien 1 non, la Lorraine n'était pas tout à fait morte, elle Cardinal en témoignait mieux que personne, lui qui venait chaque année avec tant de joie, au milieu de nous, retrouver sur des visages nouveaux les vertus persistantes d'autrefois, « les qua-

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