AV A M"- PROPOS XXV
luttes présentes et la solulion de la question sociale. « Ce serait une erreur désastreuse de charger rÉtat de résoudre la question sociale et d'augmenter ses attributions d'une façon effrayante dans un pays où elles sont déjà si développées. La loi d'ailleurs comme la science est un être froid et morne qui n'agit point sur l'âme, qui ne règle point les désirs, qui ne console point, et qui, tombant en certaines mains, deviendrait un instrument de bouleversement universel. Nous n'avons d'autre Sauveur à attendre que le Christ, car Lui seul a la vertu d'apaiser les haines, de désarmer les violents et d'amener la réconciliation universelle... L'histoire d'Orphée charmant les bêtes féroces n'est plus une fable: elle est une réalité. » Le Cardinal avait-il vu quand il écrivait cela ce plafond des Catacombes où le Seigneur est ainsi représenté comme un Orphée jouant de la lyre pour adoucir par le monde toutes les haines?... Si la France devait mourir, ce serait de l'impiété, du matérialisme inoculé dans les âmes en même temps que la haine sociale qu'elle périrait... Mais un refuge lui est ouvert : l'Eglise, la cité de Dieu.
Ayant dit la nécessité d'admettre l'Eglise, il nous fournit les titres qu'elle a à se donner à nous comme divine et chargée d'une mission divine. Et il en