Apocalypse, ii
SUR l'esprit chrétien 21
tants du Saumurois et du Baug-eois, prouvant ainsi que, si la pratique laisse à désirer chez vous, comme on Taffirnie, la foi n'est point entamée et subsiste au fond des cœurs. Que dire de ces splendides manifestations, où la grande àme de la Vendée s'est révélée à nous tout entière, avec ses trésors encore intacts d'enthousiasme et de fidélité religieuse ?
Nous n'avons pas assisté seulement à des cérémonies imposantes. Nous avons constaté l'épanouissement de la vie chrétienne dans une foule d'œuvres dues, soit à l'initiative de notre illustre prédécesseur, comme ces Facultés catholiques dont nous sommes si justement fier, soit à riieureuse collaboration du clergé et d'une élite de chrétiens dévoués, telles que ces écoles libres, ces patronages, ces cercles catholiques, ces corporations, ces asiles, ces institutions de toute sorte, particulièrement destinées k sauvegarder la foi et les mœurs de la jeunesse, qui sera la France de demain. Telle est la puissance de la charité dans la seule ville d'Angers, qu'il a fallu deux volumes pour énumérer ses créations, et qu'à certains jours nous avons vu défiler sous nos yeux émus une véritable armée conduite par des chefs habiles et vaillants et toute fière de marcher, sous l'étendard de la croix, contre les seuls ennemis que connaissent les chrétiens : lignoi'ance, l'impiété, le respect humain, toutes les misères physiques et morales qui affligent les hommes. Appliquons-nous à ne pas déchoir, N. T. G. F, Il faut que les saints se sancti/ienf encore, que les justes se justifient encore ', que les endormis se réveillent et