‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 44 sur 95 · Isaïe, IX · texte numérisé non relu

Isaïe, IX

qui sont écrites dans les livres, et les événements qui se préparent commenteront avec une autorité irrésistible le verset du psaume : Xisi Dominiis custodierit civi/n/em, frustra vigilat qui custodit eam i; « si le Seio^neur ne garde la cité, c'est en vain que les factionnaires veillent » ; l'anarchie sauvage entre à leur insu, pour verser le sang et allumer lineendie. Qu'il vienne donc, l'homme de caractère qui, possédant, à défaut de la foi chrétienne, le sens politique d'un Tocque ville ou d'un Taine, saura s'imposer à nos assemblées, malgré les sectaires, et leur dire : « Il est temps d'en finir avec les « persécutions mesquines et les défiances injustes ! Il (( est temps de ne plus traiter en ennemie la plus grande « force morale qui nous reste, la plus grande école de « travail, de tempérance, de résignation et d'assistance « mutuelle. Il est temps d'accepter la main loyale que •< nous tend TÉglise ! La France est perdue si elle s'obs- (' tine à mettre Dieu contre elle ! » Ce langage sera-t-il tenu, et, s'il est tenu, sera-t-il entendu? Il faut le souhaiter, dans notre intérêt à tous, N. T. C. F., car ne nous y trompons pas : « La plaie du peuple est à l'âme : « elle est profonde, envenimée, épouvantable. Les con- « stitutions y feront peu de chose, les coups de fusil n'y (( feront rien. La société est menacée d'une ruine totale, « si elle ne A^omit le poison dont elle s'abreuve depuis « un siècle et que des mains perfides et imbéciles lui « présentent encore, même dans les jours de crise où il « semble que tout va finir. Qu'elle se hâte ! Peut-être ne

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