‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 43 sur 95 · S. Jean, ii, i · texte numérisé non relu

S. Jean, ii, i

SUR l'esprit chrétien 39

« plus le glaive contre une autre, et on ne s'exercera « plus au combat^. »

Il a la vertu d'apaiser les haines, de désarmer les violents et d'amener la réconciliation universelle. C'est le nouvel Orphée qui charme les bêtes féroces : « Le loup « habitera avec l'agneau et le léopard se couchera à côté « du chevreau. Le lion et la brebis vivront ensemble. " et un petit enfant les conduira. On ne se fera plus de « mal, on ne se tuera plus sur la montagne sainte, « parce que la science du Seigneur inondera la terre et (( la couvrira comme un Océan - ». La science bénie qui produira ces merveilles, c'est l'Eglise qui la dispense, l'Eglise, \a sainte Sion d'où sortira, la loi, et vers laquelle afflueront les peuples pour être instruits des voies du Seigneur. Cette idylle divine, qui s'applique avant tout au règne spirituel de Jésus-Christ, pourrait-elle devenir une réalité temporelle et visible? La question sociale se terminera-t-elle par cette sorte de Trêve de Dieu, et l'humanité, tôt ou tard, se rapprochera-t-elle de cet idéal ? Cela dépendra, N. T. C. F., de l'influence de l'Eglise sur les générations futures et de l'attitude qu'elles prendront à son égard. L'avenir le montrera de plus en plus, et tous les esprits clairvoyants commencent à le comprendre : la question sociale est, avant tout, une question morale et religieuse, dont la solution se trouve dans l'Evangile, quoique l'Evangile n'ait point prétendu la résoudre. Notre siècle, en finissant, travaille à une apologie du christianisme plus éloquente que toutes celles

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