SCÈNE XIII
TERVILIiE, LE BARON DE VASCONCEL.
LE BARON
"^n mot, mon cher Albert. Fort aise de vous voir. J^ai couru , )e suis las; je vais d'abord m'asseoir. Vous me le permettez , n'est-ce pas ?
TERVILLE.
A votre aise. .
LE BARON
On ne trouve personne ici, par parenthèse.
L'antichambre est déserte , et je Viens d'y passer Sans y voir un laquais qui puisse m'annoncer. Est-ce ainsi qu'on reçoit un homme de ma sorte ? Mais si j'entre au salon, que le diable m'emporte, A moins qu'on ne m'annonce !
TERYILLE.
Oui , vous avez raison.
Pourtant à la campagne on fait moins de façon.
LE BARON
Ah ! c'est selon les gens. S'il faut ne vous rien taire , Mon cher, j'ai dans la tête une fâcheuse affaire. Croiriez-vous bien que moi , baron de Yasconcel , J'éprouve en ce moment un embarras cruel.
Faute d'un peu d^argent ? Je ne sais comment faire.
TERVILLE.
Un pareil embarras n'est que trop ordinaire.