‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 109 sur 259 · SCÈNE XIII. i · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII. i

LE BARON

Que dites-voas. Monsieur? Le coup que )e reçoi Est af&eiix. Ces traits-là ne sont faits que pour moi. Un maudit financier, à côté de ma terre, Vient se placer exprès pour me faire la guerre ! Cest un homme de rien... Monsieur... Je ne sais plus Comme on rappelle... un nom en 115... Helvétius... Oui , c'est cela.

Comment ? Helvétius ?

LE BARON

Lui-même.

Homme dur, insolent, d'une ayarice extrême.

TERVILLE.

L'amour-propre, voilà son dé&ut principal.

LE BAROK.

Vous le connaissez donc ?

ÏERVILLE.

Il me fait bien du mal , Et plus que vous, Baron, )'ai sujet de m'en plaindre*

LE BAROI7.

Conunent cela ?

TERVILLE.

Je suis forcé de me contraindre ; Je ne peux pas tout dire ; apprenez seulement Que je le hais aussi très-cordialement.

Je lui prépare un trait d'une juste vengeance , Et qui fera du bruit.

i86 HELVÉTIUS.

LE BAAON.

Fort bien; point d'indulgence Pour ces petits seigneurs, pour tous ces enridhis. Vous allez le plaider ? c'est le goût du pays.

Fi donc! je lui décpche une bonne satire...

LB BARON

Ah ! des yers !

TERVILLE.

Que partout je compte &ire lire.

LE BARON

C'est contre Helyëtius que vous faites ces vers T

TERTILLE.

Sans doute.

LE BARON

Bon. QuUls soient en règle ou de travers , Faites-les bien méchans , afin qu'il en enrage. Si vous le tourmentez , vous aurez mon suffrage.

TERVILLE.

J'y ferai de mon mieux.

LE BARON

Alors , comptez sur moi.

Vous pourrez en ayoir uii peu besoin.

TERVILLE.

Pourquoi ?

LE BARON

Vous sayez , quand on yeut se mêler de satire ,

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