SCÈNE V
ANAXIMANDRE, PHROSINE, ASPASIE cachée.
ANAXIMAI9DRE, se crojant seul.
C'en est donc fait ; ce funeste poison A triomphe de toute ma raison.
J'ai beau combattre un amour ridicule , Son feu cuisant dans mes veines circule ; Il me pénètre , il dévore mon sein , Et dans mes fers je me débats en vain.
.t ANAXIMANDRE.
PHROSIKE, àpart.
Dans sa douleur, il gronde , il s^apostropIi&. Yoas en tenez , sublime philosophe ; Nous parviendrons à vous £aiire jaser.
Jamais amant sut-il se déguiser^ Et renfermer le feu qui le dévore ?
ANÂXIMAI^DRE, toujours se croyant seof .
Aimable enfant , ton cœur novice encore ,
Toujours paisible et pur comme un beau jour j
Ne fut jamais agité par Famour.
Heureux cent fois le mortel fait pour plaire ^
Qui , t'inspirant un trouble involontaire ,
Et dans ton ame éveillant le désir,
Sera l'objet de ton premier çoupir !
PHR0SIT9E, kpart.
Fort bien , vraiment ! Je m'aperçois qu'un sage Tient quelquefois un assez doux langage.
AlïAXIMÂÏïDRE, kpart.
Si je pouvais !«.. O ciel ! tout est perdu; Je vois Phrosine.... aurait-elle entendu ?
( A Phrosine. )
Eh quoi ! c'est vous ? quel sujet vous amène ? Je n'aime pas qu'ainsi l'on me surprenne....
Vous étiez là, peut-être.... à m'écouter?
PHR0SI19E.
Qui vous écoute est sûr de profiter.
Tous vos discours , dictés par la sagesse , Fartent d'un cœur qui n'a point de faiblessev