SCÈNE XVIII
SOPHIE, TERVILLE, HELVÉTIUS.
HELYÉTIUS.
Venez me seconder , venez , Mademoiselle ; J'allais faire à Teryille une bonne querelle.
SOPHIE
£t je yiens justement dans le même dessein.
Tenez , je yous le dis , Teryille , avec chagrin ; Pour la dernière fois j'en yeux prendre la peine: Si je ne réussis, si je ne yous ramène...
TEBYliLE.
Ahl fort bien, nos débats qui yont recommencer! Au titre d'écriyain il me faut renoncer ?
SOPHIE
Quand je yous ai connu dans un tems plus prospère , A Reims , quand yous veniez , en ami , voir mon père, Vous n'étiez point auteur, vous n'étiez point savant, Et 9 sans chercher l'esprit, vous le trouviez souvent.
TEaVILLE.
Et yous 9 Monsieur, parlez , veuillez être sincère : Vous ne me croyez pas le talent nécessaire?
198 HELVÉTIÛS.
HELYÉTIUS.
Vous en aviez beaucoup pour votre ancien emploi.
TEEYIILE.
Vous voulez que j'y rentre P allons , dites-le moi.
HELVÉTIÛS.
Ce serait mon avis.
SOPHIE
Décidez-vous.
TEaVILLE.
Sophie, .
Âh! pour vous il n^est rien que je ne sacrifie.
SOPHIE
Prenez-y garde, au moins. Si j'allais exiger?....
TERVILLE.
Tout ce qu'il vous plaira.
SOPHIE
Je vais vous afBiger.
TERVIILE.
Mon, non, ne craignez rien. . . J'eus quelques torts peut-^tre, ^
S^OPHIE.
Oh ! oui.
TERVILLl^.
Déjà Monsieur me les a fait connaître. .
SOPHIE
Effacez-les. Allons , un effort généreux.
TERVILLE.
Quoi?