‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 125 sur 259 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Je n'ai fait que diner à Tauberge , et j^accours ; J'ai pris tout simplement mon billet à la porte : Vous ne devinez pas ce que je vous apporte ?

LE SEMAI19IER

Eh! mais, pardonnez-moi ; je le soupçonne nn peu. N'étes^ous point auteur?

l'auteur.

Je vous en fais Taveu.

le SEMAII7IER.

Je conçois maintenant le motif qui vous presse; Vous voulez nous donner une nouvelle pièce ?

l'auteur.

Nouvelle ? non.

LE SEMAI1^I£R

Comment ?

l'auteur.

Je m'expliquerai mieux.

Mais convenez d'abord qu'en ce tems périlleux D'un auteur débutant la tâche est difficile.

Sous ses pas le théâtre est glissant et mobile. Les censeurs sont malins ; on tremble devant eux ; La chute est effrayante et )e succès douteux.

LE SEMAINIER

Mais en pareille affaire est-^ce ainsi qu'on débute ? Sur un théâtre , 6 ciel ! venir parler de chute ! Un jour de nouveauté! c'est pour porter malheur! Âh ! changeons d'entretien; car vous me feriez peur.

l'auteur.

Eh bien! parlons plutôt des vieux et bons ouvrages;

Page 1