PROLOGUE
Je n'ai fait que diner à Tauberge , et j^accours ; J'ai pris tout simplement mon billet à la porte : Vous ne devinez pas ce que je vous apporte ?
LE SEMAI19IER
Eh! mais, pardonnez-moi ; je le soupçonne nn peu. N'étes^ous point auteur?
l'auteur.
Je vous en fais Taveu.
le SEMAII7IER.
Je conçois maintenant le motif qui vous presse; Vous voulez nous donner une nouvelle pièce ?
l'auteur.
Nouvelle ? non.
LE SEMAI1^I£R
Comment ?
l'auteur.
Je m'expliquerai mieux.
Mais convenez d'abord qu'en ce tems périlleux D'un auteur débutant la tâche est difficile.
Sous ses pas le théâtre est glissant et mobile. Les censeurs sont malins ; on tremble devant eux ; La chute est effrayante et )e succès douteux.
LE SEMAINIER
Mais en pareille affaire est-^ce ainsi qu'on débute ? Sur un théâtre , 6 ciel ! venir parler de chute ! Un jour de nouveauté! c'est pour porter malheur! Âh ! changeons d'entretien; car vous me feriez peur.
l'auteur.
Eh bien! parlons plutôt des vieux et bons ouvrages;