‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 127 sur 259 · Z2S PROLOGUE · texte numérisé non relu

Z2S PROLOGUE

O Corneille ! ô grand homme! ô toi dont les travaux Ouvrirent aux talens des chemins tout nouveaux, Toi qui, dans ce bel art, fus notre premier maître , Toi qui créas Racine , et Molière peut-être !

LE SEMAINIER

Ah ! c'est donc de Corneille ?

l'auteur.

Ëh! oui, précisément.

De plus , Monsieur, favais Voltaire pour garant , Qui, dans son commentaire, a loué cet ouvrage; On peut bien s'appuyer, je crois , d'un tel suffrage ; Il conseille de faire enfin ce que j'ai fait. Croyez-vous qu'on me blâme ?

le semainier.

Et de quoi , s'il vous platt ?

De vouloir, en risquant une épreuve pareille , Rendre une comédie à la scène , à Corneille , Reproduire au public un trésor ignoré , Qui , sans vous , pour jamais demeurait enterré ? D'un champ abandonné c'est faire un champ fertile ; Puissiez- vous réussir dans ce projet utile!

Et puisse-t'il avoir plus d'un imitateur!

Mais la pièce , enfin , c'est ?

l'aut.eur.

La Suite bu Menteur.

LE semainier.

La Suite du Menteur , dites-vous ?

l'auteur.

Elle-même.

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