ACTE I, SCÈNE III. 24S
C'est celle dont il vient qu'il nous £aut estimer ; C'est elle qui me charme , et que je yeux aimer.
Et TOUS ne pourriez pas , par quelque conjecture , Sonder le merveilleux d'une telle aventure ?
Quoi de si merveilleux? Cette belle m'a vu!...
CLITON
De bonne opinion vous êtes bien pourvu!
Il me vient une idée assez bizarre...
Qu'est-ce.?
Voyons.
CLITON
Si cette dame était votre Lucrèce?
Elle avait à Lyon quelques parens , je croi ?
Va 9 Lucrèce, à coup sûr, ne ferait rien pour moi. La rencontre, à tous deux, je crois , ne plairait guère. D'elle je n'attendrais que vengeance et colère.
CLITON
Eh ! mais ... à votre avis , aurait-elle grand tort ? L'argent ne vient pas d'elle, allons. . . j'en suis d'accord ; Mais pour celle qui l'offre il est d'un triste augure , Elle veut racheter les torts de sa figure ; N'ayant plus de quoi plaire ^ elle a de quoi donner.
BOI^AKTE.
Allons; tais-toi, plutôt que de déraisonner.
CLÏTON.
Quoi! vous voulez, Monsieur, aimer cette inconnue?