‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 136 sur 259 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

Quand, vous n'avez sur vous plus rien que vos habits , Pour être glorieux , le tems serait bien pris !

Recevoir de l'argent porte en soi quelque honte.

CLITON

Je m'en charge pour vous, et la prends sur mon compte.

DORÂI^TE, ^Lisc.

S'il faut de ta maîtresse accepter le bienfait , Je reçois comme un prêt le don qu'elle me fait.

CLITON

Il est beaucoup de gens , d'humeur toute contraire , Qui prennent comme un don le prêt qu'on veut leur faire.

DORÂI^TE.

Toi , veuXrtu bien , ma chère , attendre un seul moment ? Et je vais te charger de mon remerciement.

( Dorante «e met à écrire. )

Il est riche , ton maître ?

CLITON

Assez.

LISE

Et gentilhomme ?

CLITON

J'en réponds.

LISE

Il demeure ?

CLITON

A Paris.

LISE

Et se ncmune ?

DORANTE, ^ Liie , en fouillant daju U bonne.

Prends ma lettre , et fais-moi le plaisir d'accepter Cette part de l'argent que tu viens d'apporter.

CLITON

Elle n'en prendra pas. Monsieur, je yous proteste.

Celle qui yous l'enyoie en a pour moi de reste.

CLITON

Voyez; )'étais bien sûr qu'elle yous dirait non.

LISE

Lui pourrai-je , Monsieur, apprendre yotre nom?

n est dans mon billet; mais prends, je t'en conjure.

CLITOK.

Faut*-il yous dire encor que c'est lui £aire injure?

LI SE , acceptant.

Puisque yous le youlez, il £aiut bien le youloir» Ne yous ennuyez pas ; je pourrai yous reyoir.

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