‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 171 sur 259 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

Ils gardent un secret avec beaucoup d^adresse.

C'est sa femme , vous dis-je , ou du moins sa maîtresse.

L'avez-yoas vu pâlir et change^ de couleuç ?

Je Tai vu comme atteint d'une vive douleur.

Ce n'est pas qu'après tout, Cliton, si c'est sa femme ,

Je ne sache étouffer cette naissante flamme ;

Ce serait lui prêter un fort mauvais secours

Que lui ravir l^honneur en conservant ses jours.

D'une bonne action j'en ferais une noire.

J'en ai fait mon ami; je prends part à sa gloire;

Et je ne voudrais pas qu'on pût me reprocher

De servir un brave homme au prix d'un bien si cher.

CLITON

Et si c'est sa maîtresse?

Âh ! c'est une auttè affaire.

Il faudra voir alors qui des deux on préfère ; II me doit , après tout , plus que je ne lui dois , Et je me sens d'hameur à défendre mes droits.

CLITON

L'ambassade revient et pourra nous instruire. Eh ! mais , elles sont deux.

Que vont-elles nous dire ?

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