‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 185 sur 259 · ACTE IV, SCÈNE III. 3o · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III. 3o

BORAKTEy buàCliton.

Serait-il bien possible ?

GLITON, bas)iDonnte.

Oui; la chose est ainsi, Je le gage.

DORA19TE, à Lise.

Et peut-on voir ta belle maîtresse ?

LISE

Demande superflue.

CLITOI9 , bas )i Dorante.

Hein. . . Voyez la finesse ! . . .

On y met du mystère... Oh! ma foi, j'ai raison.

Mais cette dame est-elle aussi de la maison P

LISE

Ne m^nterrogez point. Vous voulez voir Clëandre; Il rentrera bientôt , et vous pouvez l'attendre. Cela dit, je vous laisse.

( Elle va pour sortir. )

DORAT9TE, laretenant.

OÙ portes-tu tes pas ?

LISE

Où je le dois.

Non, non. Tu ne sortiras pas.

Ecoutfi. J'aime fort une fille discrète.

( A part. ) ( Haut. )

Je la ferai parler.. . — Sois , si tu veux , muette ;

3o8 LA SUITE DU MÈNtEUR.

Je ne te presse plus de me rien dëconyrir ; Mais je sais des secrets qui te feront plaisir, Et je te les dirai , moi.

LISE

Bon! que pourrait-ce être î

DOaAl^TE.

Je lis dans tes regards (et je sais m^y connaître) Qu'un mari te viendrait à propos.

LISE

Pourquoi non ?

BORAIVTE.

Je t'en yeux donner un aimable.

LISE

Et c'est ?

Cliton.

Il meurt d^amour pour toi.

CLITON

Plalt-il ?

LISE

Vous voulez rire!..

CLITON

Je ne vous avais pas chargé de l'en instruire ; Mais le mot est lâché , je n'y contredis point.

Qu'en dis-tu ? Réponds-moi franchement sur ce f oint»

LISE

Qui ? moi , Monsieur f

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