‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 191 sur 259 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les précésens, LUCRÈCE, LISE.

DORANTE, ^ part.

Ah ! morbleu ! c'est Lucrèce !

CLITOIT, bas )i Dorante.

Si vous vous en tirez , vous aurez de l'adresse.

3i6 LA SUITE DU MENTEUR.

BORAKTE, UsàCliloB.

Ah ! Ton me tend un piëge ! il faut m'en garantir , Et je vais retrouver mon talent de mentir.

C LIT ON, l>*s à Donate.

Mais vous ne Tayiez pas trop perdu, ce me semble.

LUCRÈCE

Je rends grâce , Dorante , au soift qui nous rassemble. Je n'ai point de rancune, et, malgré tous vos torts, Je vous puis pardonner sans de trop grands efforts. Convenez cependant que )'ai lieu de me plaindre ; Jusqu'au dernier moment qui vous portait à feindre ? Vous avait-on contraint ? vous avais-je trompé ? Pourquoi vous étes-vous en cachette échappé ? Quels que soient vos motifs , vous pouvez me les dire ; Je n'ai plus de colère, et n'en ferai que rire.

MÉLISSE

A merveille. Qu'a-t-il à répondre à cela ?

J'ai... que ]e n'entends pas très-bien ce discours-là...

LUCRÈCE

Vous ne l'entendez pas ? .

Est-ce à moi qu'il s'adresse ?

A qui donc , s'il vous plaît ?. . . Ne suis-je pas Lucrèce ?

Lucrèce! . . . dites-vous ?. . . Ah ! quel^ événement !

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