SCÈNE XIII. 4oi
Elle vient pour rentrer en grâce !
Son père eût-il des torts , il faut qu'on les lui passe.
ISABELLE, kMolière.
On vous a tourmenté de soupçons odieux ,
Et de craintes imaginaires ;
Les méchans et les envieux , Du bonheur quMls n'ont pas éternels adversaires , Pour nuire, pour brouiller, font toujours de leur mieux.'
MOLIÈRE
Non , non ; ce qu'on m'a dit n'est que trop véritable ,
Et j'ai sujet d'être fâché ; Pour prix d'un sentiment qui ne fut point caché , Je prétendais de vous un sentiment semblable !
Votre cœur n'était point touché !
ISABELLE
ciel!... pouvez-vous dire une chose pareille?
CHAPELLE
Allons; prouvez-lui qu'il a tort.
MOLIÈRE
Mais... la reconnais-tu d'abord? *■ C'est Isabelle.
CHAPELLE
Eh! oui , je le sais à merveille.
MOLIÈRE
Âh! tu le sais! vous êtes donc d'accord?....
ISABELLE I kMolière.
De ce duc espagnol qu'on croit si redoutable I. a6
4o2 MOLIÈRE AVEC SES AMIS.
J'ai reçu ce matin le billet qae voici.
lisez. Vous serez éclairci.
Vous verrez de nous deux quel est le plus coupable.
VOLIERE.
Que vois-je? de quels traits mon esprit est frappé! Ah ! condbien on m'avait trompé !
Pardon, pardon, mon Isabelle.
MIGIïARD.
Isabelle , dit-il !
MOLIÈRE
Oui , mes amis , c^est elle , Et que f aime plus que jamais.
( Tout les eonvires t% Ikrtnt de tdble et t'approchent de MolUre cl d'iMbelle. )
MIGNARB.
Eh bien! tout bas je me disais :
Mais j'ai vu quelque part cette aimable figure !
DESPRÉAUX
Vraiment! le tour n'est pas mauvais!
Bonsoir, Mademoiselle.
Oui , je la reconnais !
Toujours jolie , avec la plus simple parure !
LULLI
Molière , mon ami , tu n'es pas malheureux !
Ils étaient brouillés tous les deux!
Grâce à moi , voilà la paix &itq.
Oui. met amia.c'ot elle.