SCÈNE XIIL 4o
MOLIÈRE
Et pour toujours.
CHAPELLE
Je le souhaite.
Mais il faut me récompenser.
Belle Charlotte, oh ! çà, peut-on vous embrasser?
MOLlâRE. .
Le fripon songe à lui !
CHAPELLE
Voyea ! j'ai tort peut-être ?
ISABELLE
Ce m'est bien de l'honneur; je ne puis balancer.
(Chapelle .'.^„ce pour l'embramr j «.i, elle se lourpe du çôlé de jnolièrc.)
Mais je croirais , autant que je puis m'y connaître , Que ce serait plutôt par notre maître , . S'il nous le permettait , qu'il faudrait commencer-
CHAPÇLLS.
Ah! c'est juste.
MOLIÈRE, en embrassant Isabelle.
Entre nous , jamais aucun nuage.
MIGNARB.
Le meilleur de la fête est bien ce moment-ci ; N'est-il pas vrai , Molière ?
CHAPELLE
Et c'est là mon ouvrage/
LA FONTAINE, à Isabelle.
Mais vous , ne souffrez plus qu'ainsi
4o4 MOLIÈRE AVEC SES AMIS.
Sur des soupçons il vous tourmente ; C'est votre directeur , il faut le respecter ; Mais quelquefois aussi sachez lui résister.
Si de lui désormais vous n'êtes pas contente , Vous avez des talens et vous êtes charmante , Ailleurs , quand vous voudrez , je vous fais débuter*
ISABELLE
Mon, non; je vous suis obligée:
Je n'aime pas le changement.
Je suis avec Molière à présent engagée , Et je ne veux jamais rompre l'engagement.
Non , non; jamais après ce raccommodement.
ISABELLE
Je voudrais & ma mère en porter la nouvelle.
Elle est dans la maison.
MOLIÈRE
Votre mère est ici ?
ISABELLE
Oui; je suis venue avec elle.
MOLIÈRE
Allons donc la trouver; je veux la voir aussi , Lui dire qu'entre nous il n'est plus de querelle. . Vei^^z.
ISABELLE
Adieu, Messieurs.