LULU
Qu'horreurs , que tragédies !
BESPRÉAUX.
Que ridicules ! que travers !
mighard.
Les complots des hommes pervers !
•lA FONTAINE.
Et des femmes les perfidies !
CHAPELLE
Les créanciers!
LULLI
Les Aialadies!
LA FOl^TAINE.
Les médecins !
DESl^RÉAUX.
Les niauvais vers !
LULLÎ.
Le vin console un peu.
CHAPELLE
Sans lui pourrait-on vivre f
LULLI
Eh bien ! buvons-en d<mc.
4oé MOLIÈRE AVEC SES AMIS.
MIGNARD
Versez , versez tout plein.
CHAPELLE
On n*a de bons momens que 'ceux où Ton est iyre.
LULLI
Hors le tems des repas, ]e suis toujours chagrin.
CHAPELLE
Moi, par exemple, puis- je avoir Tame contente? Nul travail obligé ne gène mes loisirs;
Je &is des vers , je bois , je chante ; Je n'ai point à Thymen asservi mes désirs ;
J'ai vingt mille livres de rente,
Bons amis , maîtresse charmante:
Est-ce là du bonheur ? spnt-cç là des plaisirs ?
LULLI
Je suis le dieu de Phannonie !
Eh bien! des mirmidoas critiquent mes accords.
AESPRÉAUX.
Et moi, morbleu! je vois, malgré tous mes efforts, Triompher le faux goût , la sottise ennemie ! Et Cotin , près de moi , siège à TAcadémie !
CHAPELLE
Je le dis franchement : je suis las de la vie.
LULLI
C'est une chose indigne , et qu'on ne peut souffrir.
Et cependant, voyez!... on a peur de mourir!