SCÈNE PREMIÈRE
DAIGLEMONT, FOLLEVILLE.
FOLLEVILLE
Il le faut avouer , depuis huit jours entiers Nous vivoBs sagement , grâce à nos créanciers. Nous ne sortons jamais ; une raison très-forte T'empêche de passer le seuil de cette porte : Dans mon hôtel garni tu vins très-prudertiment Occuper la moitié de «ion appartement;
Je te. tiens , en ami , fidèle compagnie ; Comment te trouyes-tu de ce genre de vie ?
BAIGLEMOI^T.
Fort mal.
FOLLETICLE.
Pourquoi ? Caché sous le nom de Derbain , Les huissiers , lés record» te chercheront en vain ; Leur meute est en défaut; tu lui donnes le change.
SAiGCEiroirT.
Oui ; mais, parbleu! Tennui qui m'assomme, les yenge. Si je poùyais sortir ! —
FOLLEVILLE
Tu le pourrais , yraiment , Sans ce fripon maudit , ce chicaneur d^ Armant , Qui pour quinze cents francs a contre toi sentence. Tu fis cette méchante affaire en mon absence : Où diantre ton esprit était-il donc alors ?
C'est jouer trop gros, jeu que risquer le par corps. Moi y je ne fais jamais cette sottise étrange ; Des billets tant qu'on yeut ; point de lettres de change.
BAIGLEMONT.
M'y pouyant plus tenir, et par l'ennui pressé, A Dortis mon cousin je me suis adressée Je le prie en deux mots de me prêter la- somme Dont j'ai bes<Hn....
FOLLEVILLE
Tu vas recourir à cet homifte , Que tu ne yois jamais.'' Tu n'en tireras rieii.