‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 27 sur 259 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DAIGLEMONT, FOLLEVILLE.

FOLLEVILLE

Il le faut avouer , depuis huit jours entiers Nous vivoBs sagement , grâce à nos créanciers. Nous ne sortons jamais ; une raison très-forte T'empêche de passer le seuil de cette porte : Dans mon hôtel garni tu vins très-prudertiment Occuper la moitié de «ion appartement;

Je te. tiens , en ami , fidèle compagnie ; Comment te trouyes-tu de ce genre de vie ?

BAIGLEMOI^T.

Fort mal.

FOLLETICLE.

Pourquoi ? Caché sous le nom de Derbain , Les huissiers , lés record» te chercheront en vain ; Leur meute est en défaut; tu lui donnes le change.

SAiGCEiroirT.

Oui ; mais, parbleu! Tennui qui m'assomme, les yenge. Si je poùyais sortir ! —

FOLLEVILLE

Tu le pourrais , yraiment , Sans ce fripon maudit , ce chicaneur d^ Armant , Qui pour quinze cents francs a contre toi sentence. Tu fis cette méchante affaire en mon absence : Où diantre ton esprit était-il donc alors ?

C'est jouer trop gros, jeu que risquer le par corps. Moi y je ne fais jamais cette sottise étrange ; Des billets tant qu'on yeut ; point de lettres de change.

BAIGLEMONT.

M'y pouyant plus tenir, et par l'ennui pressé, A Dortis mon cousin je me suis adressée Je le prie en deux mots de me prêter la- somme Dont j'ai bes<Hn....

FOLLEVILLE

Tu vas recourir à cet homifte , Que tu ne yois jamais.'' Tu n'en tireras rieii.

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