ACTE I, SCÈNE IL G
BAIGLEMOÏÏT Ht.
« Monsieur approuve fort que , dans ces circonstances , » Vous n^ayez épargne ni les soins ni l'argent ; » II faut vous rembourser de toutes vos avances.
FOLLEYILLE.
Mais c'est fort juste.
BAIGLEM0I9T lit.
« Ici vous trouverez inclus
» Un bon effet de mille écus; » C'est , suivant votre état général de dépeinses, » Ce que vous ont coûté médecin , chirurgien, »> Gens qui font très-souvent plus de mal que de bien ;
» Et la garde et l'apothicaire , » Les frais de sépulture et ceux du luminaire. » Il en coûte bien cher pour mourir à Paris , » Et les enterremens, Monsieur , sont hors de prix. »
FOLLEYILLE.
Oh ! c'est que je t'ai fait un convoi magnifique.
DAIGLEMOIIT.
Je te suis obligé ; la ressource est unique.
POLLEVILLE
Lis donc jusqu'à la fin.
DAIGLEMONT lit.
« Le défunt, dites-vous,
». Laisse quelques petites dettes :
» Voyez les créanciers , avertissez-les tous
» De tenir leurs quittances prêtes; » J'irai, sous peu de jours, à Paris les payer.
» Adieu , Monsieur : de tous vos soins inon maître » Me charge, encore un coup, de vous remercier; » Il vous aime toujours ; et moi , j^ai Phonneur d'être. . •
FOLLEYILLB.
Très-bien ; je suis charmé d'être à tems averti. De ce voyage-là nous tirerons parti j Nous ferons bien payer tes dettes au bon homme , Et nous accrocherons encore quelque somme.
BAIGLEMONTk
Le tour est incroyable, et j'en suis stupéfait. On me croit mort ?
FOLLEVILLEk
Un peu.
DAIGLEM019T.
Mais comment as-^tu fait Pour prouver ?..v
FOLLEYILLÈ.
J'ai fourni la preuve la plus claire ; Deschamps m'a délivré ton extrait mortuaire.
DAIGLEMOKT.
Quoi ! ce coquin a fait un faux ?
FOLLEYILLE.
Bien entendu.
Eh! mais , ne faut-il pas qu'il soit un jour pendu ? Qu'il le soit pour un faux*, ou bien pour autre chose. .. •
BESCHAMPS.
A mes dépens toujours Monsieur s'amuse et glose. 3e pense qu'il me fait , en cette occasion ,