ACTE I, SCÈNE IL
DAIGLEM019T.
De mon oncle?
FOLLEYILLE.
Oui , sans doute , de lui.
DÂIGLEMOIIT.
Elle est de mille écus, et payable....
FOLLEYILLE.
Aujourd'hui , A vue. Oh! nous n'aurons point à souf&ir d'escompte. J'aime fort les effets dont l'échéance est prompte.
D'ESGHAMPS.
Il parait que mon plan a très-bien réussi.
DAIGLEM0I9T.
Quoil Deschamps est au fait ?
FOLLEYILLE.
Sans doute : en tout ceci.
Ses secours m'ont vraiment été très-nécessaires.
DESGHAMPS.
Oui , Monsieur. Connaissant l'état de vos affaires , . J'ai déployé mon zèle en ce besoin urgent , Et c'est moi qui procure à Monsieur cet argent.
BAIGLEMOKT.
Mais comment ?
DESGHAMPS.
Devinez ; je vous k donne en mille.
FOLLEYILLE.
Je veux bien t'épargner une peine inutile.
Tiens , de Tënigme ici tu trouveras le mot.
Lis.
DAIGLEM0Ï4T.
Qu'est-ce qui t'écrit ?
FOLLEYILLE.
C'est monsieur Guillemot.
BAIGLEMONT.
Qui ? le vieux factoton de mon oncle ?
FOLLEYILLE.
Lui-même.
BAIGLEMONT prend U lettre , et lit.
«r Vous n'imaginez pas quelle douleur extrême
» A causée à Monsieur la mort de son neveu ,
» Votre ami. . . » Votre ami ? Mais, dis-moi donc un peu,
Parlerait-il de moi , par hasard P
FOLLEYILLE.
Je le pense.
BAIGLEMOIÏT.
Est-ce que je suis mort ?
FOLLEYILLE.
Que sait-on? Lis; avance.
DAIGLEMOIIT continue ^ lire.
« Vous aYez très-bien fait , dans un si grand malheur, » De m'écrire d'abord cette triste nouvelle ; » J'ai su de mon cher maître adoucir la douleur, » Par les ménagemens que m'a dictés mon zèle. »
FOLLEYILLE.
Oh! monsieur Guillemot est un garçon prudent.