‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 35 sur 259 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DAIGLEMONT, DESCHAMPS.

DESGHÂMPS.

Voilà, je crois , Monsieur , les papiers qu'il vous faut; Vous aurez à les lire une peine effroyable, Et je les tiens écrits de la griffe du diable.

DAIGLEMONT.

C'est bon.

DESCHAMPS

Monsieur a-t-il encor besoin de moi ?

DAIGLEMONT.

Non, pas pour le moment; j'écrirai bien sans toi.

DESCHAMPS

Je vais donc là-dedans voir Tobjet de ma flamme.

DAIGLEMONT.

Tu t'es fait l'amourgux de cette vieille femme , De l'hôtesse ?

DESCHAMPS

Ma foi , Monsieur , n'en riez pas , Elle en vaut bien la peine; et quoique ses appas Aient au moins quarante ans , ils ont fait ma conquête,

Là , sérieusement ?

DESGHAMPS.

D'honneur, j'en perds la tête«

La bonne dame est veuve , et je lui sais du bien; Et moi je suis garçon , Monsieur, et je n'ai rien.

BAIGLEMOl^T.

Ah! tu dois Tadorer; je n'en suis plus en peine.

BESCHAMPS.

Que voulesi-vous ? Je suià un cadet du bas* Maine ; J'ai du ciel y en naissant , reçu , pour tout avoir, Un grand fonds de mérite , et je le fais valoir. J'épouserai; j'en ai pardevers moi des preuves, Et les jolis garçons ont des droits sur les veuves.

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