SCÈNE VIII
M. DAIGLEMONT, JULIE, L'HOTESSE.
M. BAIGLEMONT.
Monsieur de Folleyille est sorti , dites^yous ?
l'hôtesse.
Oui , Monsieut ; mais il doit revenir tout à Theure*
M. DAIGLEMOI9T.
Puisque dans cet hôtel ce jeune homme demeure ,
J'y yeux loger aussi. Vous aurez sûrement ,
Pour ma fille et pour moi , chez vous un logement?
Certainement , Monsieur, et j'ose vous répondre Que vous serez content. Je tiens l'hôtel de Londre. Sans vouloir me flatter , je puis dire qu'ici , Il ne vient que des gens comme il faut , Dieu merci.
M. DAIGLEMONT.
J'en suis persuadé. Le jeune Folleyille ,
Que fait-il , dites-moi , dans cette grande ville ?
l'hôtesse.
Mais , Monsieur , ce qu'y font beaucoup de jeunes gens;
8o LES ÉTOURDIS.
n ne demeure tci que depuis peu de tems.
fiarement je Tai vu. Puis de mes locataires Je ne dcîs ni savoir ni conter les affaires.
Les gens de notre état sont bavards , curieux ; Grâce au ciel, je n'ai point ces défauts-là.
H. DAIGLEMONT.
Tdnt mieux.
l'hôtesse.
Sur tout ce que je sais j'ai grand soin de me taire ,
Et ne veux point savoir ce dont je n'ai que faire :
Je ne peux pas souffrir les indiscrétions
De ces gens qui toujours vous font des questions.
Monsieur vient à Paris pour affaires, je pense ?
M. DAIGLEMOlïT.
Oui. Par voir Folleville il faut que je commence.
C'est monsieur votre fils ?
M. DAIGLEM0I9T.
Non. .
l'hôtesse.
Ou votre neveu?
JULIE
Hélas ! non.
l'hôtesse.
Je trouvais. . . Il vous ressemble un peu. . .
n vous connaît du moins ?
M. BAIGLEMONT.
Oh ! beaucoup , et je l'aime De tout mon cœur.