‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 40 sur 259 · L^HÔTESSE · texte numérisé non relu

L^HÔTESSE

Ici chacun en fait de même , Et c'est qu'il le mérite. Entre nous, je crois bien Qu'il s'amuse à Paris ; est-on jeune pour rien ? Le plaisir à cet âge est l'importante affaire. Depuis huit jours , au reste , il est fort sédentaire ; Un de ses bons amis avec lui s'est logé ; Celui-là , par exemple , est un garçon rangé ; II s'appelle Derbain ; il aime les sciences , Et sur- tout la physique et les expériences : Enfermé dans sa chambre , .il travaille toujours, Et n'a pas mis le pied dehors tous ces huit jours.

M. DAIGLEMOl^T.

Né puis-je pas le voir ?

l'hôtesse.

Vous en êtes le maître ; Il est là.

M. DAIGLEMOI^T.

Je serais charmé de le connaître ; Je vais le saluer, et lui dire bonjour.

De Folleville ainsi j'attendrai le retour.

(Il s'approche avec l'Hôtesse de la porte du cabinet).

l'hôtesse.

La clef est à la porte.

Jtt. DAIGLEMOl^T toarne la clef , et ne pent fM ouvrir.

^ Eh bien donc ?

l'hôtesse.

Poussez ferme.

8a LES ÉTOURDIS.

H. DAIGLEHOKT.

Mais je croîs qu^on retient la porte.

( Oa met nn ^rron en dedâai. )

Ah ! Ton s^enfenne.

l'hôtesse.

C'est qu'il est occupe ; je yous l'ayais bien dit.

Vous le dérangeriez.

H. DAIGLEMOVT.

Allons, cela suffit. -^

( II crie k trtrerf la p*rte. )

Ne YOUS dérangez pas , Monsieur , je yous supplie ; J'en serais désolé ; j'aime qu'on étudie.

( A radtesse. )

Je ne sais pas pourquoi nos gens ne yiennent pas; Je yais , pour les chercher , retourner sur mes pas.

( A Julie. )

Toi , reste ayec Madame. Allons , ma bonne amie. Tâche ici d'oublier ton chagrin, je t'en prie. Adieu.

( Il rcmbrasse. )

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