‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 43 sur 259 · ACTE I, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XI

DSSCHAMPS.

Çà, quand ëponsons-nous P car chez moi cela presse «

l'hôtesse. * Et moi , je crains : je vais n'être plus ma maîtresse.

DESCHAMPS

Pourquoi donc ? Nous ferons un ménage si doux , Que dans votre maison.... La maison est à yous, N'est-ce pas ?

l'hôtesse.

Oui, vraiment.

BESCHAMPS.

Ah ! vous êtes charmante.

Je crois qu'elle vaut bien vingt mille francs ?

l'hôtesse.

Oh ! trente, Tout au moins.

BESCHAMPS.

Les beaux yeux! qu'ils sont vifs et perçans!

l'hôtesse.

Vous me flattez.

BESCHAMPS.

Qui? moi ? Je dis ce que je sens.

Votre mobilier parait considérable ?

l'hôtesse.

Il vaut dix mille francs.

BESCHAMPS^

Vous êtes adorable I

l'hôtesse.

J'ai beaucoup travaille ; Dieu merci , j'ai du bien.

* DESCHAMPS

Parle-t-on de cela ? Fi donc ! N'eussîez-vous rien ,

Je vous préférerais , belle comme vous êtes ,

Aux plus riches partis... Vous n'avez point de dettes?

l'hôtesse.

Très-peu ; d'ailleurs bientôt je compte rembourser. J'ai de l'argent comptant.

BESCHAMPS, «n Tembrusant.

Je veux vous embrasser.

Je ne puis résister au désir qui me brûle.

l'hôtesse.

Finissez donc , Monsieur.

DESCHAHPS.

D'où vous vient ce scrupule?

l'hôtesse.

Eb! mais....

deschamps.

Ne suis- je pas votre futur époux?

l'hôtesse.

Vous avez ma parole.

Eh bien ! que craignez-vous ? Au point où vous voilà , vos refus sont bizarres ; Et pour qu'un marché tienne , il faut donner des arrhes.

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