SCÈNE VI
M. DAIGLEMONT, DESCHAMPS.
M. DAIGLEMOI9T.
FoUevilIe est chez lui P Sans doute il est visible , N'est-ce pas, mon ami ?
DESCHAMPS
Que vois-je ? Est-il possible ?
Ah ! Monsieur, je me jette à yos pieds .
M. BAIGLEMONT.
Que veux-tu ?
D^où nous /:onnaissons-nou$ ? Tu ne m'as jamais yu.
DESCHAMPS
Oh! cela ne fait rien. Je sais vous reconnaître.
Vous ressemblez si fort à feu mon pauvre maître!
Il faut que vous soyez son oncle Daiglemont :
Oui, Monsieur, c'est vous-même , et mon cœur m'en répond.
M. DAIGLEMOI^T.
Tu servais mon neveu ?
DESCHAMPS
Jugez de ma disgrâce ; Vous sentez que sa mort m'a fait perdre ma place : Il n'a pu me garder. Âh! quel événement!
Je Fai donc vu mourir ce jeune hompie charmant y Qui menait à son âge une vie exemplaire , Qui y dès. qu'il se montrait , était certain de plaire ; Beau comme un ange!... Enfin, c'était votre portrait.
M. DAIGLEM019T.
Il me ressemblait fort ; oui , chacun lé disait. Mais adieu; je vais voir FoUeville.
D-ESGHAMPS, 1« retenant.
Ah ! j'espire Que vous compatirez, Monsieur, à ma misère.
Hélas! j'ai sur les bras ma femme et quatre enfans.
M. DAIGLEMOI9T.
Je te plains. Mais.il faut que j'entre là dedans.