‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 52 sur 259 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

M. DAIGLEMONT, DESCHAMPS.

M. DAIGLEMOI9T.

FoUevilIe est chez lui P Sans doute il est visible , N'est-ce pas, mon ami ?

DESCHAMPS

Que vois-je ? Est-il possible ?

Ah ! Monsieur, je me jette à yos pieds .

M. BAIGLEMONT.

Que veux-tu ?

D^où nous /:onnaissons-nou$ ? Tu ne m'as jamais yu.

DESCHAMPS

Oh! cela ne fait rien. Je sais vous reconnaître.

Vous ressemblez si fort à feu mon pauvre maître!

Il faut que vous soyez son oncle Daiglemont :

Oui, Monsieur, c'est vous-même , et mon cœur m'en répond.

M. DAIGLEMOI^T.

Tu servais mon neveu ?

DESCHAMPS

Jugez de ma disgrâce ; Vous sentez que sa mort m'a fait perdre ma place : Il n'a pu me garder. Âh! quel événement!

Je Fai donc vu mourir ce jeune hompie charmant y Qui menait à son âge une vie exemplaire , Qui y dès. qu'il se montrait , était certain de plaire ; Beau comme un ange!... Enfin, c'était votre portrait.

M. DAIGLEM019T.

Il me ressemblait fort ; oui , chacun lé disait. Mais adieu; je vais voir FoUeville.

D-ESGHAMPS, 1« retenant.

Ah ! j'espire Que vous compatirez, Monsieur, à ma misère.

Hélas! j'ai sur les bras ma femme et quatre enfans.

M. DAIGLEMOI9T.

Je te plains. Mais.il faut que j'entre là dedans.

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