ACTE II, SCÈNE VI
DESCHÂIIPS9 le retenant cncon.
Monsieur, les malheureux aiment qu'on les écoute , Qu'on les plaigne ; et c'est là le service sans doute Qu'on rend plus volontiers; car il ne coûte rien.
M. DAIGLEMONT.
Va, va, )e tâcherai de te faire du bien.
Monsieur, pour un moment si je vous intéresse,
Je suis content... Me voir si fort dans la détresse!....
Feu Monsieur me disait : Deschamps, reste avec moi ,
Tu ne manqueras pas; )e prendrai soin de toi;
Si je viens à mourir, je prétends et j'ordonne
Que jamais après moi tu ne serves personne ,
Et je n'oublierai pas de faire un testament ,
Afin de te laisser de quoi vivre aisément.
Mais il est brusquement parti pour l'autre monde....
En pleurs , lorsque j'y pense , il faut bien que je fonde. . .
Etre emporté si vite!... Âh! j'en perdrai l'esprit.
M. DAIGLEMONT.
Le pauvre malheureux ! Vraiment , il m'attendrit. Va, je te placerai comme il faut; sois tranquille. Mais, encore une foîs, je veux voir Folleville. Adieu.
DESCHAMPS
Pardon, si j'ose encor vous arrêter.
C'est que réellement je ne puis vous quitter.
loo LES ÉTOURDIS.