‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 56 sur 259 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

M. DAIGLEMONT, FOLLEVILLE.

M. DAIGLEMOI^T.

Çà, parlons des motifs qui m'amènent ici.

Vous nous avez mandé que dans ce pays-ci Mon neveu, que je plains, a laissé quelques dettes; Moi-même je verrai comment elles sont faites: Je suis assez surpris qu'il ait pu s'endetter. Puis de l'occasion j'ai voulu profiter Pour faire voir Paris à ma pauvre Julie , Et. la distraire un peu de sa mélancolie.

Cette enfant se désole ; elle aimait son cousin ; Je cherche les moyens d'adoucir son chagrin , Et c'est pour elle aussi que j'ai fait le voyage.

ïot LES ÉTOURDIS.

FOLLETILLE.

Tout cela me parait on ne peut pas plus sage.

M. BAIGLEMONT.

Savez-vous à peu près combien doit mon neveu ?

FOLLEVILLE

Mais, Monsieur, c'est selon; il doit beaucoup et peu.

M. BAIGLEMOIïT.

Comment Tentendez-vous ?

FOLLEVILLE

. Cela peut vous surprendre ; Mais dans Tins tant , je crois , vous allez me comprendre. Envers ses créanciers il a bien reconnu Qu^il leur devait beaucoup ; mais il a peu reçu.

M. DAIGLEMOTïT.

Mais vous me parlez là de mauvaises affaires ; Il a donc contracté des dettes usuraires.

FOLLEVILLE

Un jeune homme peut-il emprunter autrement ?

Il faut qu'au poids de l'or il achète l'argent.

M. DAIGLEMOIït.

De voir les créanciers il faut que je m'occupe.

FOLLEVILLE

Je pourrai vous aider à n'être pas leur dupe.

M. DAIGLEMONT.

Oui? Comment.»*

FOLLEVILLE

J'ai sur eux de bons renseignemens ; Et Daiglemont lui-même , à ses derniers momens ,

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