‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 80 sur 259 · SCENE XIIL · texte numérisé non relu

SCENE XIIL

M, DAIGLEMONT, JULIE , FOLLEVILLE.

M. BA1GLEMOÏ9T.

( A FoUeTille. ) ( A Jolie. )

Ah! ah ! c'est vous y Monsieur ? Tu sors ?

JULIE

Je me retire.

M. BAIGLEMQl^T.

( A FoUeTille. )

Non, reste. Ecoutez-moi : j'ai deux mots à tous dire. A moi , Monsieur ?

M. BAIGLEMOTïT.

Il faut vous apprendre d'abord , Que Michel et Jourdain ont f^dt, de bon accord, Ce que je voulais.

i34 LES ÉTOURtolS.

FOLLETILLE.

Oui?

M. BAIGLEMOKT.

Je ne sais comment diable S'est opéré soudain ce prodige incroyable ; Mais, en rentrant ici , j'ai trouvé mes fripons Convertis tout-à-fait, et doux comme montons. Ils ont reçu moitié; c'est affaire finie.

FÔXLEVILtE.

Tant mieux donc, et pour vous j'en ai l'ame ravie.

De mon côté , j'ai vu les autres créanciers ;

Ce sont, pour la plupart , des gens durs, tracassiers...

M. DAIGLEMO^T.

Comment? Ils ont grand tort d'être si difficiles! La mort de mon neveu doit les rendre dociles ; Car le pauvre garçon est bien mort dans vos bras ; Vous m'avez en détail raconté son trépas ; Vous m'avez envoyé son extrait mortuaire , Et ce n'est pas à faux que vous l'avez fait faire; Vous êtes trop honnête et trop franc pour cela.

FOLLEYILLE.

(A part) (Raat. ) ^

Sommes-nous découverts? — Â ce langage-là....

M. DAIGLEMOÏ9T.

Vous ne l'entendez pas , je le crois ; mais peut-être , Mon cher, vous entendrez un peu mieux cette lettre , Et vous m'expliquerez (car vous êtes très-fin) Comment mon neyeu mort écrirait ce matin.

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