SCÈNE III
Mm ROLLAND, BAUDOT.
BAUDOT
Ceci veut du mystère.
Lisez.
M"* RQLLAIVD.
D'Helvëtius ?
BAUDOT
De lui-même , et j'espère Qu'avant fort peu de jours il va venir nous voir.
M*"» nOLLAI^D.
Est-il bien vrai?
i52 HELVÉTIUS.
BAUDOT
C^est là ce qu'il me fait savoir.
Gomme il vient d'acquérir dans votre voisinage La terre jde Vorë...
M"»« ROLLAND
C'est un bel apanage , Que je connais fort bien, à dix milles d'ici. Mais , que vois-je ? Terville ! Il vous en parle aussi ?
BAUDOT
Oui , vraiment. J'avais craint , grâce à son indulgence , Qu'il ne désapprouvât notre faible vengeance ;
Mais non : pour cette fois, je vois qu'il est piqué, Et qu'il en veut sa part. Avez- vous remarqué Ce qu'il dit là -dessus.'^
M»« ROLLAl^D,
Oui , laissez-moi relire.
( Ella lit. )
« De ce monsieur Terville , avec vous je veux rire , » Et compte lui donner une bonne leçon; » Son erreur est plaisante , il faut que j'en convienne. » Vous m'avez bien vengé , mais à votre façon ; » Laissez-moi , mes amis , me venger à la mienne. »
BAUDOT
Vous voyez.
M"»« ROLLAND
Mais Terville à présent veut partir.
BAUDOT
A le faire rester mon fils peut nous servir.