‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 91 sur 259 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

M" ROLLAND, TERVILLE, RAUDOT,

SAINT-EDME

SAINT-EDME, àTerrilIe.

Monsieur, vous deyinez le motif qui m^amène.

Nous sommes chatouilleux sur Thonneur, dans le Maine. Peut-être, hier an soir, un mot mal prononcé, Un ton un peu trop vif vous a-t-il offense ; Mais je suis là-dessus prêt à vous satisfaire.

Venez- vous me braver ?

SAINT-EBME.

Non, Monsieur; au contraire.

Je viens vous témoigner mon très*grand déplaisir De la scène d'hier, et j'ai voulu choisir Le bon monsieur Baudot , que j'aime et considère , Que je respecte enfin comme mon propre père, Pour le rendre témoin des déclarations Que je viens faire ici sur mes intentions.

Si j'ai dans mon discours mis trop de véhémence , Mon dessein ne fut point de vous faire d'offense ; Et si je l'avais fait, je viens vous supplier D'être assez bon , Monsieur, pour vouloir l'oublier.

Quand j'ai des torts, voilà comme je les répare.

TERVILLE.

Monsieur, je suis touché d'un procédé si rare.

î58 HELVÉTIUS.

SAINT-EBME.

Yoas êtes satisfait ?

TERYILLE.

Oui , tout est efface ; Je ne me souviens plus de ce qui s^est passé.

SAINT-EDME, à Baudot.

Respectable témoin, cela doit-il suffire?

(Ap«rt,)iBandot.)

Mon père, ai-je le ton?...

BAUDOT

Vraiment , je vous admire , Messieurs.

SAINT-EBME, kp«rt, à Baudot.

Vous allez voir.

BAUDOT, bas k Saint-Edma.

Allons, amuse-toi.

SAIIïT-^EDME, kTervilIa, en lai tondant la main.

Nous sommes bons amis ?

TERYILLE, lui prenant la main.

Comptez toujours sur moi.

SAII^T-EDME.

Je vois qu'avec le mien votre esprit sympathise. Voulez-vous qu'à présent je parle avec franchise ? Sachez , mon cher Albert , d'où le mal est venu.

TERYILLE.

Eh ! mais , qu'importe ? ,

SAINT-EDME

Hier au matin j'avais lu

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