SCENE V. i
(Moi qui ne lis jamais, Monsieur, que le Mercure ) Je ne sais quelle plate et mauvaise brochure Contre Helvétius, l'un de nos plus grands esprits, Et que je compte au rang de mes Meilleurs amis; Le pamphlet , j'en conviens , m'a remué la bile ; On le dit composé par un certain Terville..*
Monsieur...
M™* ROLLAND, bas^TemlIc.
Contenez-vous.
B AU BOT, cl«miine.
N'allez pas vous trahir.
Songez que vous fâcher serait vous découvrir.
SAINT-EBME.
Ce libelliste éoit avec une impudence...
TERVILLE.
Monsieur...
BAUDOT, basàTarvilIe.
Paix!
TERVILLE, bas.
Cependant. . . Je crois. . •
M"** ROLLAND, demkne.
De la prudence.
SAINT-EDME, htat k Terrilk.
Il 9 tort, n'est-ce pas ?
W^^ ROLLAND, bu.
Dites-donc comme lui.
ïGo HELVÉTIUS.
C'est un mauvais sujet, enfin?
BAUDOT, bas.
Dites que oui.
SAINT^EDME
Hein ?. . sans talent d'ailleurs ; c'est mal écrit : le style. . .
TERYILLE, «claunt.
Le style ? Ah! c'en est trop ; c'est moi qui suis Terville.
SAINT-EDME
Vous, Monsieur?
TERVILLE.
Oui, moi-même.
SAINT-EDME
En ce cas-là , tant pis .
Vous ne me ferez pas, mon cher, changer d'avis.
TERYILLE, menaçant.
Je VOUS empêcherai , devant moi , de le dire.
SAINT-EDME
Je vous fis une excuse; eh! bien, je la retire.
M"* ROLLAND
Quoi ! vous vous rebrouillez déjà sur nouveaux firais ?
SAINT-EDME
Quand vous voudrez , Monsieur, nous nous verrons de près.
Quand je voudrai, Monsieur ? Eh bien ! à l'instant même.
3AINT-EDME.
Soit. Ke rien différer fut toujours mon système.