SCÈNE V. i6i
Aussi biea oa m^a dit que tous deviez partir.
TERYILLE.
Sortons.
BAtTBOT, retanant Tervillc.
Non, demeurez.
TERYILLE.
Pourquoi me retenir ?
BAUBOT.
Jeune homme intéressant, j'aime votre courage , Et cette noble ardeur qui sied bien à votre âge ; Mais vous n^y pensez pas : où voulez-vous courir ? Imprudent !... De ces lieux vous ne pouvez sortir : Tous vos pas sont suivis , et Ton viendrait vous prendre . . •
<SAII9T-£DME.
Quel est donc ce discours que j'ai peine à comprendre ?
BAUBOT.
Pourquoi vous le cacber, ennemi généreux P Sachez qu'en ce moment Terville est malheureux. Cette brochure même est la cause secrète Qui lui fait en ces lieux chercher une. retraite; S'il fait un pas dehors , il peut être arrêté ; . Des ordres sont donnés contre sa liberté.
SAIl^T'EBME.
Yous me faites songer qu'à l'auberge voisine , J'ai vu certains quidams de fort mauvaise mine ; Et d'ordre et de prison j'ai saisi quelques mots , Et le nom de Tervillci était dans leurs propos. I. II
i62 HELVÉTIUS.
TERVILLE.
C'est de moi qu^ils parlaient , Monsieur. Voilà ma vie De dangers renaissans sans cesse poursuivie.
SAINT-EDHE.
Ne sortez pas d'ici ; j'y reste , et vous défends. C'est superbe !
BAUDOT, dciirilme.
Tris-bien, jeune homme.
TERVlttE.
Moi , jé sens Que votre ofifre est loyale et part d'une belle ame.
Mme ROLLA19D.
Vous resterez chez moi tous deut , Messieurs.