SCÈNE PREMIÈRE
STOCKWELL entre par un càté du théâtre ; il tient une lettre quHl lit avec émotion ; il lève les yeux au ciel d'un air de regret et d'attendrissement; STUKJBLY entre par le fond. Il vient pour parler à Stockwell ; il a ûes papiers à la main ; il s' arrête et l'observe quelques instans avant de parler.
STUKELY, k p»rt.
Il parait virement ému !. . . Cette lettre lui apprendraitelle quelque nouvelle fâcheuse ? Il a beaucoup de capitaux exposés sur mer , des fonds considérables chez l'étranger , et ]e lui sais des engagemens exigibles qui s'élè-
vent très-haut... II faut que je lui parle. •• Monsieur Stockwell !. . . Monsieur !
STOCK W EX L f sortant de m rêverie , et avec distraction.
Ah ! Stukely ! . . . c'est vous ?. . , Laissez-là vos papiers ; ne parlons plus d'afTnires aujourd'hui ; mon cher ami , un objet du plus grand intérêt m'occupe en ce moment*
STtJKELY.
J'ai cru m'en apercevoir.
STOCKWELL.
Depuis quinze ans que vous travaillez chez moi , Stukely , je vous ai moins traité comme un commis que comme un fils ; je connais vos bonnes qualités ; je crois à votre attachement...
STUKELY.
Vous n'en pouyez douter.
STOCKWELL,
J'ai une confidence à vous faire. Ecoutez-moi*
STUKELY. .
J'écoute.
STOCKWEL^,
Je viens d'être informé de l'arrivée de ce jeune créole que j'attends dç te J^umaïque; vous $avç^ bien qui je yexxx dire i^
STUKELY.
Oui , Monsieur. Ce jeune homme est M. Belcour , qui a hérité des grands biens du vieux Belcour , riche pro* priétaire. «
STOCKWELI«.
I^e parlons pas si haut, mon ami, M. Belcour çst en