SCÈNE VII
La scène est chez M. Stockwell.
STOCKWELIiseul.
Oui , j!ai du plaisir à penser que Tëpreuve que j'ai déjà faite de Belcour a tourné à son avantage... Il medevient à chaque instant plus cher... Sa générosité envers le vieux capitaine Dudiey , la délicatesse quUl a mise à Tobliger , la manière toute naturelle et toute modeste dont il m'a raconté sa bonne action , un fonds de probité %t d'honneur auquel se joint un peu d'étourderie et d'impétuosité... le tout ensemble compose un heureux et estimable caractère... J'aurais voulu qu'il pût convenir à miss Charlotte Rusport... mais il s'est laissé prendre ailleurs. . . un peu promptement , j'en conviens... ; au moins la jeune personne parait-elle aussi honnête , aussi vertueuse qu'elle est belle... Il faut savoir qui elle est ... et si elle ne lui convient pas !.. . Mais j. non ; je ne serai pas obligé de déployer avec lui le pouvoir d'un père... Je n'aurai qu'à me féliciter d'un tel fils ; et bientôt , abjurant une pénible contrainte , je pourrai le reconnaître , l'embrasser et lui déclarer à lui-même... Mais le voici... Dans quel état.î* Que lui est-il arrivé ?. . . O mes flatteuses espérances ! . . . seriezvous renversées ?. . .