SCÈNE II
Les mêmes, CHARLES DUDLEY, O'FLAHERTY.
o'flaherty.
Messieurs, je* suis votre très-humble. Vous n'avez point de reproches à nous faire ; le rendez - yous était pour dix heures (u tire « montre. ) , et il s'en faut de deux minutes et demie ; voyez vous-mêmes; je vais très-bien , comptez là dessus; ainsi nous ne sommes point en retard.
i54 LE JEUNE CRÉOLE.
STOCKWEIL.
Nous ne tous en accusons pas ; nous ne faisons nousmêmes que d^arriyer.
O'PLAHERTY.
Ah! fort bien. C^est que je sais un peu ce que c^est que ces affaires-là ; et j'aime que tout s'y passe dans la grande règle... Nous voilà donc tous réunis fort heureusement; Messieurs, vous savez bien pourquoi vous venez ; je vois que vous avez vos ëpécs ; ainsi nous commencerons quand il vous plaira.
( Les deux jeunei gens mettent la nain sur la garde de leurs ^p^es. )
Nous n'avons envie ni de reculer ni de différer; seulement je voudrais demander à ce jeune homme
( En montrant Charles Duaiej.) s'il u'attCnd pdS quelqUCS CXpli-
cations de la part de M. Belcour.
charl:^s.
De M. Belcour? Non; ses actions s'expliquent
assez d'elles-mêmes ; c'est à vous , Monsieur , que je désirerais faire une question.
STOCKWELL.
Parlez. Je suis prêt à vous répondre.
CHARLES
Comment se fait - il , monsieur Stockwell , qu'un homme de votre âge et de votre caractère soit ici dans ce moment ? Qu'y vient-il faire ?
STOCKW^ELL.
J'y viens pour défendre la réputation de miss Louisa